Hanna Lippmann présente deux séries de ses oeuvres Takes et To be, was, been sous la forme d’une exposition/installation Presence, en écho à la création de Christiane Hommelsheim Yesterdays Bird.
To be, was, been : de grands portraits de femme cristallisent diverses petites histoires issues d’un mélange réduit à l’essentiel de conversations, d’expériences et d’observations. Ces histoires tournent toujours autour d’une forme de blessure, la plupart du temps corporelle. A la base du travail, il y a la reconnaissance qu’il y a toujours une part de la personnalité qui demeure sauve, non perturbée malgré toutes les épreuves, les souffrances. Les portraits rappellent le style des peintures de la Renaissance : ils créent un propre espace d’intemporalité et unissent ainsi passé, présent et avenir. L’être présent des femmes reproduites rayonne bien au delà de l’instant de leur histoire.
L’exposition Presence s’organise en installation. Un portrait de femme est accroché à chaque paroi intérieure d’un cube, ainsi que le texte qui s’y réfère. Il en résulte un espace intime : les portraits des femmes se considèrent réciproquement et le spectateur se trouve entre elles au milieu.
Quatre images de la série Takes sont accrochées sur les parois extérieures du cube. Contrastant avec la grande proximité du spectateur avec les images à l’intérieur du cube, ici il y a de l’espace pour tourner autour du cube et percevoir chaque image en elle-même/successivement. L’ampleur des espaces de paysage trouve ainsi sa correspondance dans l’espace.
L’ensemble est comme un canevas. Un fil relie les paysages aux portraits ce qui permet de passer des uns aux autres, de visiter en alternance espaces intérieurs et espaces extérieurs - comme dans un jeu.