24,25,26 mai au Théâtre de la Vie Workshop « Ta propre voix au seuil de la musique » dirigé par Walli Hôfinger & Christiane Hommelsheim. Nombre maximum de participants : 12. Stage ouvert à tous. lire la suite
26 juin 2012 à 20h15
Des jeunes et des ados qui jouent avec la langue
En la triturant, ils en rendent le goût joyeux et espiègle, celui qui manque aujourd’hui à nos vies parfois trop étales. Ils rompent le sens donné pour en faire jaillir du non sens qui s’éclate en mille morceaux au-dessus de nos têtes.
Les jeunes du Nid Marcelle Briard :
Kevin Merenne, Miguel Van Espen, Guillaume Van Espen, Corenthin Lombardi, Jalil Ebenaïch, Lionel Geurts, David Hocq, Dimitri Bouaza, Benoît Rasquinet, Marvin Elgsière, Kevin Gysselinck, Georges Higuéra interpréteront un texte écrit par Fabian Fiorini, « Les Beaux Gosses » à partir de leurs propositions et de leurs idées. Ce texte plein d’humour est une parodie de West side story ; deux groupes de jeunes, les rockers et les breakers fun s’affrontent pour l amour d Isabelle ! Mais qui est Isabelle ? La dulcinée, la princesse, Celle qui a les yeux bleus… ?
Les adolescents du CTHA
Charles Heylbroeck, Isabelle Stievenart, Jessica Delandat, Maïté De Maio, Frederic Mispelter, Cécilia Pirotte, Nicolas Seba, Lucas Struckmeyer, Tim Van Belle, Wendy Vincent et Doriane Seraut interpréteront des textes qu ils ont écrits ou écrits par d’autres ados qui aiment se confronter avec la page blanche. Ainsi que des textes trouvés au hasard qui résonnent subitement à leurs oreilles et à leur coeur.
Les textes écrits par ces jeunes sonnent très justes, ils cherchent à dire ce qui parle en vérité pour chacun d’eux. Nous les « adultes » oublions trop vite cette puissance là… Ce sera donc le moment de la retrouver.
30 juin 2012 à 20h15
Des adultes passionnés par le rythme des mots
Marie De Jaegher, Fabian Fiorini, Nicolas Degehet et Raul Mesa interpréteront des extraits du livre de Charles Pennequin : Comprendre la vie publié chez POL.
0L’écriture de Charles Pennequin est liée à la question de l improvisation et n’est pas d’abord formelle, mais correspond à la question même du langage, à sa donation, à son enchaînement, comme c’était déjà le cas chez Christophe Tarkos, qui pensait le langage comme pâtemot. Son écriture est donc un lieu de création, de recherche et de sondage autour du poème et de la langue : l’exploration en est le mouvement, peu importe si le résultat choque.
Il faut pouvoir penser à partir de la douleur et du rire philosophique. La pensée est quelque chose qui se veut libre et en dehors du corset sectaire des générations d’oubliettes. Générations à tête de linotte. Tête d’alouette. Générations je te plumerai. Générations je te tiens tu me tiens par la barbichette. Générations ainsi font, font, font, font. Génération trempez-là dans l’huile et génération trempez-là dans l eau. Générations les pires ou les moins douées depuis belles lurettes. Car la pensée veut aussi le chant mais sorti. Le chant sorti et qui aurait déjà trop subi tous les encombrements de générations. Les encombrements de générations sont les mains et la langue. La voix. La langue et les mains sont les encombrements de leur pensée. Alors la pensée peut s’amuser. La pensée peut jouer avec le cri et avec les gestes dans tous les sens pour traduire son inexistence et s’échapper des générations. La pensée profite de son élan pour sauter dans l’air.
Charles Pennequin
Mise en voix et en scène
Pascale Champagne
Aide à la mise en scène
Agathe De Rouck et les comédiens
Musique sur scène (le 26 juin)
Fabian Fiorini
Merci à Charles, Daniel et Georges