La création de Faisons des Vivants est un processus d’aller retour et détour autour de la transmission, autour de la question : " Mais qu’est-ce donc d’être vivant ? " lire la suite
Le Théâtre de la Vie, fondé en 1971 par Herbert Rolland et Nicole Dumez, a créé en 1988 un lieu théatral de type très original qu’il a acquis sur l’emplacement d’un ancien bâtiment industriel bruxellois (la firme de fabrication de poutrelles en métal UTIL ) entièrement réaménagé par ses propres moyens, pouvant accueillir une bonne centaine de spectateurs.
Il a depuis lors développé ses activités et ses publics dans la ligne d’un théâtre de création contemporaine qui privilégie la rencontre artistique autour des questions et thèmes essentiels de la vie dans notre monde d’aujourd’hui.
Théâtre de création contemporaine, lié à la réalité de notre temps, il se consacre aussi bien aux oeuvres classiques qu’aux classiques modernes , avec une vision humaniste clairement affirmée, une volonté d’ouverture des publics diversifiés, d’origines, de générations, de statuts sociaux multiples – et, principalement, les jeunes adultes –, une volonté d’implantation dans le tissu culturel bruxellois et une volonté d’activité importante sur le plan international.
Il faut aussi rappeler que le Théâtre de la Vie a été, en 1978, l’origine de la création du premier Centre Dramatique pour Jeunes Publics en Communauté Française de Belgique. Ce Centre, devenu maintenant Pierre de Lune – CDJP – poursuit une activité intense de diffusion et d’animation qui, depuis sa création, a rassemblé plusieurs centaines de milliers de jeunes spectateurs.
Lieu qui a aussi pour objectif de décloisonner ce qui sépare les disciplines artistiques, en faisant se rencontrer le théâtre avec la musique, la danse, l’écriture, etc.
Lieu enfin qui questionne l’art de l’acteur, l’évolution du théâtre contemporain.
Ce lieu de briques, de bois et de fer attire chaque saison de nouveaux spectateurs, de nouveaux découvreurs, passionnés et curieux. Malgré la modestie des moyens dont il a disposé jusqu'à ce jour, le Théâtre de la Vie est maintenant reconnu, tant sur le plan de Bruxelles et de la Belgique que sur le plan international, pour l’originalité de sa démarche, pour la qualité artistique de ses créations et de sa programmation.
En septembre 2001, le théâtre fait peau neuve et change de nom : il devient l’atelier théâtre de la vie – une appellation nouvelle pour le 45 de la rue Traversière.
Mais ce n’est pas seulement une nouvelle appellation : ce lieu, tout en affirmant sa filiation avec la compagnie Théâtre de la Vie qui l’a créé, affirme aussi une part d’autonomie qui ne fait que confirmer son évolution de ces dernières années. En effet, depuis la mise sur pied en 1996 du Studio d’acteurs Bertolt Brecht, la programmation du lieu n’a fait que se multiplier, se diversifier, s’ouvrir de nombreux autres créateurs, offrir un espace toujours plus important la jeune création, développer une relation de plus en plus dense avec de grands artistes-créateurs internationaux. Tout cela dans ce petit – et pourtant vaste – lieu qui, autrefois, a été un atelier célèbre à Bruxelles.
Le Théâtre de la Vie a pour intention actuelle, tant dans ses propres productions que dans l’établissement de sa programmation d’accueil, de favoriser un théâtre qui puisse se révéler utile dans la compréhension de la complexité et la diversité de la vie d’aujourd’hui. Un théâtre qui, outre le fait de divertir et d’apporter du plaisir, puisse aussi être outil ou aliment pour mieux vivre. Nous tenons dés lors à nous consacrer principalement à des questions qui se situent au-delà de l’horizon d’expériences ou de vécus uniquement personnels pour aborder des questions qui touchent à la vie de notre société. Et, en abordant ces problèmes posés par la vie dans la société actuelle, nous ne voulons pas nous contenter de la simple reproduction ou restitution de situations existantes mais de lier les constats à des interrogations quant aux causes de ces situations et à leurs perspectives de transformation.
C’est pourquoi nous tenons aussi ? nous rapprocher de tous ceux qui œuvrent dans ce sens, que ce soit sur le plan social, sur le plan de la sant?, de la connaissance, de l’environnement, de la justice, etc.
Tout cela ne signifie pas que nous en oublions pour autant qu’il s’agit d’un travail de cr?ation artistique ou que nous ne laisserons pas de place dans notre travail ? ce qui est spontan?, aux sentiments, aux ?motions, aux questions de forme et d’esth?tique. Au contraire, le d?fi principal est, peut-?tre, celui de r?ussir le lien entre toutes ces composantes.