Chili, trois femmes qui ne se connaissent pas doivent décider de l’avenir de la Villa Grimaldi, haut lieu de torture et d’extermination de la dictature de Pinochet. Nous ne savons pas qui elles sont ni pourquoi elles ont été choisies. Nous savons juste qu’elles ont deux options. Au final, rien ne s’est passé comme prévu. Elles doivent improviser des nouvelles solutions. Que faire du passé, de notre mémoire ? À quoi cela sert-il de se souvenir ? Devons-nous garder nos lieux d’histoire ? Quelle est la place de l’art dans le présent ? Sarah Siré s’empare de Villa de l’auteur chilien Guillermo Calderon. Grâce à la force d’une parole réelle, ironique et grinçante, le monde du passé et celui du présent s’affrontent, se questionnent, se réconcilient. L’œuvre théâtrale devient ainsi lieu de mémoire, invitation à la réflexion sur notre « devoir de mémoire » et réponse au monde des incroyants de la violence du capitalisme sauvage. De la même façon, nous devenons les héritier·e·s, la génération d’après, incarnée par les trois femmes de Villa. Avec elles, nous comprendrons que les faits du passé sont indéniables, mais qu’il y a toujours une différence dans l’existence de ce passé dans le présent.
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